mardi 20 décembre 2011

BOIGRAPHIE VIVIENNE WESTWOOD

Vivienne Westwood, née Vivienne Isabel Swire, voit le jour le 8 avril 1941 à Glossop dans le Derbyshire en Angleterre. Elle est l'aînée d'une fratrie de trois enfants, élevée selon les principes calvinistes (doctrine religieuse protestante). Dès ses 17 ans, elle part s'installer à Londres, enchaînant divers petits boulots. Elle rencontre alors celui qu'elle épousera trois ans plus tard, Dereck Westwood et exerce la profession d’institutrice. De leur union naitra un fils.


SECONDES NOCES

En1965, elle épouse Malcolm McLaren, mettant ainsi fin à son premier mariage. Tous deux s’étaient rencontrés quand elle enseignait à l’école alors qu’il était étudiant. Elle était de cinq ans son ainée. Tous deux étaient rebelles et c’était cela qui les liait l’un a l’autre. Ils concevaient cette rébellion comme celle de la jeunesse contre les ainés, et envahirent la mode avec une forme nouvelle et virulente, justement issu de ce credo

McLaren va véritablement déclencher chez Vivienne Westwood l'envie de se défaire des contraintes imposées par la société, d'afficher un genre underground à la limite du choquant, en mettant en avant le pouvoir politique de l'Art. Il va insuffler à la jeune femme des envies de liberté,

PRÉMICES DU STYLE ‘’PUNK’’

Le couple adoptât une vision qui recomposait toutes les conceptions que la jeunesse avait d’elle-même et de son apparence. Constatant les limites du mouvement teddy-boys et voyant le Flower Power (car pour eux, le monde du Peace and Love tournait en rond dans l’ennui des festivals de musique gratuit et de drogues) comme une ringardise bonne pour la vieille génération, tous deux se rapprochèrent des rockers et du sous-prolétariat noir. Le couple haïssait la génération de leurs ainées et se sentaient plus d’affinités avec James Dean.

KING’S ROAD

En 1970, Vivienne et son mari et associé McLaren acquirent une boutique qu’un de leur ami, en l’occurrence Trevor Miles leur céda. Elle était sise au 430 King's Road dans Chelsea. Ils la rebaptisèrent Let it Rock puis en 1972, ils changèrent la décoration et le nom de leur boutique, qui devint Too Fast to Live, Too Young to Die (Trop rapide pour vivre, trop jeune pour mourir).

Ils y vendaient des disques des années cinquante, des vieilles radios usées mais aussi des tee-shirts imprimés d’images pornographiques, En 1974 ils furent poursuivis au titre de la loi contre l’obscénité, ils réagirent en changeant le nom de leur boutique en SEX et en diffusant des images encore plus hards. Pendant ce temps, Malcom McLaren se trouve en Amérique au titre de manager d’un groupe : les New York Dolls, il leur faisait débiter de la rhétorique maoïste, dans l’espoir de fâcher les américains. Vivienne, elle réalise leurs costumes de scène, entièrement fabriqué dans des matières rouges, y compris du vinyle.

Rien que ça ! La machine venait juste d’être enclenchée. Les Dolls se séparèrent, Malcom revint vers Vivienne, ils créèrent des chemises ‘’anarchiques’’ avec des bandes décolorées, brodées de badges, de drapeaux et de slogans du genre ’’ Rien de plus mignon qu’un anarchiste’’, ‘’Dangereusement proche de l’amour ‘’,’’Chaos’’, sur l’étiquette figurait un portrait de Lénine. Cette chemise avait l’air de sortir tout droit d’une guérilla urbaine Le style punk était né, mais pas encore lancé.

En 1976, McLaren devient le manager des Sex Pistols, le groupe donna son premier concert et dès l’ouverture le lendemain, la boutique du couple sous le nom de Séditionaries accéda au statut de lieu culte. La formule devint des plus virulentes, les gamins se peignaient les cheveux en rose, vert ou violet, portaient des chaines, se perçaient les joues !

En 1981, Séditionaries troqua le nom de : World’s end, d’ailleurs la boutique du 430 King’s Road garde à ce jour le même nom et le même décor. La même année, ils présentent leur premier défilé pour la collection ‘’PIRATE’’.

LES DEFILES

L’année1982, le couple fait sa présentation de mode à Paris et ouvre une boutique dans le centre de Londres (collection ‘’NOSTALGIE DE LA BOUE’’),

En 1983 hélas, la collaboration entre Vivienne et McLaren prit fin. En effet des voies divergentes car depuis la collection pirate leur travail a progressivement suivie des voies divergentes. Elle se consacre sur la mode et présente la collection ‘’SORCIERES‘’ et lui à sa passion la musique.

En 1984, Vivienne Westwood est invitée à présenter sa collection à Tokyo, avec Hanae Mori, Calvin Klein, Montana et Ferré.

En 1985, elle sort la collection ‘’Minicrini’’, une jupe crinoline courte et des chaussures à semelles compensées. En 1987, Vivienne rentre à Londres après cinq années d’absences pour y présenter sa collection ’’Harris Tweed’’. Reprise du corset XVIIIe siècle retravaillé pour le prêt à portée. L’année1988 marque l’ouverture de la boutique de Davies Street.

En 1889, John Fairchild, (de la chaine WWD) dans son livre ‘’CHIC SAUVAGE’’ plaçait Vivienne Westwood parmi les six meilleurs créateurs au monde, elle est seule femme de la liste. Une année plutard elle présente la collection ‘’PORTRAIT’’,

En 1991, elle participe au Fashion Summit à Tokyo avec Christian Lacroix, Isaac Mizrahi, et Franco Moschisno au sommet de la mode.

LA CONSECRATION

En 1992, elle rencontre Andreas Kronthaler à Vienne et décide de l'épouser. Elle devient membre honoraire session du Royal College Of Art (Londres), puis elle est faite officier de l’ordre de l’empire britannique par sa majesté la Reine. A la fin de l’année 92, elle crée ses premières robes de mariées.

En 1993, elle devient le premier créateur de mode pour Swatch, elle dessine deux montres ‘’Putii’’ et Orbe, puis présente sa collection ‘’Anglomania’’, elle obtient une large couverture de presse sur la chute de Naomie Campbell en chaussures surélevées. Ces chaussures devinrent la pièce d’exposition la plus célèbre du Victoria and Albert Museum.



En 1994, elle fait une nouvelle silhouette, forme extrêmement féminine avec un fond de ‘’faux cul’’, le nouveau tailleur est née. L’année 1996 annonce l’ouverture de sa boutique principale au Japon.

L’année 1997 annonce l’ouverture de sa boutique principale à Conduit Street et le lancement de la Collection ‘’ Red Label’’ présentée à Londres. En1998, elle lance son premier parfum ‘’Anglomania’’ :

Récompenses et honneurs seront les maîtres mots des années '90 pour cette créatrice au style original et extravagant. Tantôt inspirée du look Punk, tantôt du 17éme siècle, elle réinvente les mélanges de styles et nous propose des marquises aux talons démesurés, maquillées à outrance et à la sensualité exacerbée

Cette femme comprend la forme et elle comprend la femme. Elle voit la femme à travers les yeux d’une femme et il semble aussi qu’elle sache les voir à travers les yeux des hommes.

Les idées de Westwood ont ce don de faire bouger les gens, de les réveiller et de les remuer. Leur séduction pure est capable de retenir quelqu’un en otage,

CONCLUSION

Concernant Vivienne Westwood, les éloges ne manquent pas, il se dit qu’elle a apporté à la mode un langage et un vocabulaire neuf. En tous les cas, elle nous a livré un aperçu rare sur le processus de la création artistique et sur les visions de l’un de ses géants. A travers toutes ses péripéties, elle nous emmené dans un merveilleux voyage et si jamais elle en avait assez, on demanderait aux Sex Pistols de baisser l’éclairage de la tour Eiffel et de lui jouer ‘’ God Save the Queen’’.

samedi 17 décembre 2011

Biographie Brigitte Bardot !


Brigitte Bardot

Introduction
Voici la biographie de la légendaire Brigitte Anne-Marie Bardot. À la fois célèbre et controversé, celle-ci à réussi à se faire connaitre à travers le monde et ce, presque tout au long de sa vie. Mme Bardot, militante de la cause animale est aussi la fondatrice et la présidente de la fondation : Brigitte Bardot. Dans ses jeunes années, elle devint une star de télévision ainsi qu’une actrice hors-pair. Mme Bardot fut l’emblème des droits de la femme ainsi qu’à la liberté de celles-ci. Provocatrice et impudique sont probablement deux mots qui la représente le mieux quand on parle de celle-ci. Avec ses revendications, ses nombreuses chansons ainsi que ses nombreuses parutions dans plusieurs grands films de l’époque, elle devint rapidement un sex-symbol internationalement reconnue. Suite à sa brillante carrière : artiste parlant, elle se servit de sa grande popularité et de son pouvoir de persuasion pour se tourné vers la protection des animaux.  Aussi, bien qu’elle ait été aimée, elle fut au cœur de nombreuses controverses qui lui on possiblement nuis au cour de sa vie.

Son enfance
Brigitte Bardot est née le 28 septembre 1934 à paris issu d’un milieu bourgeois, elle reçu une éducation stricte en compagnie de sa sœur. Elle a toujours passé deuxième après sœur et cela l’a vraiment affecté dans sa jeunesse. Elle a toujours côtoyé les hautes sphère de la société et par conséquent, plusieurs de ses décisions lui on été interdite ou remis en questions puisque celle-ci dès l’âge de 15 ans, jouait déjà des petits rôle au cinéma. Ses relations amoureuse n’étaient pas non plus évidente, la jeune demoiselle était considéré trop jeune pour avoir une relation puisque à l’époque, la question du mariage et des traditions limitait énormément les décisions de celle-ci.

Premiers pas au cinéma
Brigitte Bardot se voit offrir son premier rôle au cinéma, par le réalisateur Jean Boyer. Brigitte n’est pas très chaude à l’idée par contre, celui-ci lui offre une somme de 200 000 franc à l’époque donc elle ne peut refuser cette offre. Elle a déclaré avoir gardé un souvenir horrible du tournage cependant, elle persistera dans le cinéma et elle acceptera son second rôle avec Willy Rozier, dans Manina la fille sans voiles. En 1953, elle rencontre Olga Horstig, qui devient son agent. Anatole Litvak, metteur en scène américain, lui demande de jouer un petit rôle dans Un acte d'amour avec Kirk Douglas. Sacha Guitry cherchant une comédienne « pas chère » pour jouer Mademoiselle de Rosille, maîtresse d'un soir de Louis XV, interprété par Jean Marais, l'agente de Bardot lui propose de jouer une scène dans Si Versailles m'était conté.
La chanson pour Brigitte Bardot
En plus d’être actrice, Brigitte Bardot a été très impliquée dans le domaine musical et comme le démontrent ses nombreux extraits, elle n’a pas fait qu’un seul refrain. En effet, plusieurs de ses chansons on marqué les années 1960 et elles aussi, on fait parler.

1962 : Sidonie (super 45T) :  Bande originale du film Vie privée
1962 : Tiens, c'est toi ! (Inédit) : La Leçon de guitare
1963 : Brigitte Bardot (33 T) : L'Appareil à sous, Les Amis de la musique, El Cuchipe, je me donne à qui me plait, L'Invitango, c’est rigolo, La Madrague, pas d'avantage, Everybody love my baby, Rose d'eau, Noir et blanc, faite pour dormir
1963 : L'Appareil à sous (Super 45 T) : El cuchipe, La Madrague, les amis de la musique
1964 : Invitango (Super 45 T) : Noir et blanc, Everybody loves my baby, C'est rigolo
1964 : Ça pourrait changer (Super 45 T) : À la fin de l'été, Je danse donc je suis, jamais trois sans quatre
1964 : B.B. (33 T) : Moi je joue, Une histoire de plage, Ça pourrait changer, À la fin de l'été, Ne me laisse pas l'aimer, Maria Nimguem, Je danse donc je suis, Mélanie, Ciel de lit, Un jour comme un autre, Les Cheveux dans le vent, Jamais trois sans quatre
1964 : Une histoire de plage (45 T) : Les Cheveux dans le vent, Ne me laisse pas l'aimer, Mélanie


La défense des animaux
Brigitte Bardot a consacré une bonne partie de sa vie pour la préserve et la survit des animaux. Elle commence par la sauvegarde des poques au canada. Elle lancera un appel à la France pour cesser l’importation de fourrure de phoques et d’interdire cette pratique. Aussi, elle se rendra au Canada pendant cinq jours pour dénoncer ce phénomène pour ainsi arriver à une entente. Ses efforts ont néanmoins porté ses fruits puisqu’on parle d’une diminution considérable suite à l’intervention de celle-ci. En effet, 200 000 phoques avaient été tués avant l’intervention de celle-ci, mais, l’année suivant cela, seulement 20 000 phoques avaient été chassés.
Elle a aussi créé une fondation qui porte maintenant son nom qui a pour but d’amasser des fonds pour ses nombreuses causes ainsi que pour continuer à se battre pour ce qui lui tient à cœur.

Souvenir
Aujourd’hui, à la veille de 2012 il est difficile de se faire une opinion de cette personnalité connue. À l’âge de 77 ans, elle a accompli ce que plusieurs qualifiaient d’impensable. Elle a marqué notre histoire. Tout ce qu’on peut dire c’est qu’elle a fait couler de l’encre et elle a fait jaser. L’ensemble de son œuvre est très positif et on peut tous prendre exemple sur cette femme non sans controverse, mais avec des convictions et des valeurs bien ancrées. Actrice, chanteuse, femme de théâtre et défendeur des animaux. Voici le profil de Mme Bardot.

biographie Jeanne Moreau


La légendaire Jeanne Moreau          



En 1998, lorsque j’avais onze ans, je me souviens que ma mère m’ait amenée voir une nouvelle adaptation du fameux conte de Cendrillon du nom d’Ever After. À l’époque, je ne connaissais que l’actrice principale, Drew Barrymore, mais j’ai aussi le vif souvenir d’avoir été ébranlée par l’une des voix les plus captivantes et rauques qui soit, celle de la légendaire actrice Jeanne Moreau. Cette femme est, pour plusieurs, considérée comme l’une des meilleurs actrices de sa génération et du 20e siècle. Sa carrière compte plus de cent films et une multitude de nominations. Pourtant, avec tous ces exploits et les éloges à son égard, chaque fois que j’entends cette voix, je repense à ce même petit film pour enfants et aux quatre petits mots qu’elle dit; Il était une fois

Il y a très peu de choses connues sur la vie privée de Jeanne Moreau, nous ne savons que les grandes lignes de sa vie; née d’un père restaurateur français et d’une mère danseuse d’origine anglaise, la majestueuse actrice a vu le jour le 23 janvier 1928, durant l’avant-guerre. Elle a vécu une majeure partie de son enfance à Vichy et a fait ses études à Paris. Après son secondaire, Jeanne part étudier la comédie à Paris au théâtre Denis d’Inès. C’est dans cet institut que Jeanne fait ces premier pas sur scène dans la pièce La terrasse du midi, en 1947. Suite à cette expérience, la jeune actrice décide de tenter sa chance à la prestigieuse école de théâtre, le Conservatoire de Paris. C’est à ce moment-là que sa carrière d’actrice a pris son envol.
"Ce qui compte, c'est d'être ému comme les personnages ; ne pas être ému par les personnages. La sentimentalité est à rayer du vocabulaire de l'acteur."     --Jeanne Moreau

C’est en 1950 que Jeanne Moreau fait pour la première fois, et certainement pas la dernière, la couverture du magazine Paris Match grâce à son rôle de jeune prostituée dans la pièce Les Caves du Vatican, une mise en scène de Jean Meyer. Cette performance lui vaut des éloges de la part des critiques et du public. Pour des raisons obscures, le rôle de prostituée reviendra à plusieurs reprises au fil de sa carrière, dont la pièce d’Othello. Cette pièce fut un moment plutôt critique dans sa carrière car c’est à ce moment qu’elle se fait remarquer par l’excentrique et légendaire Orson Wells, avec qui elle s’engagera dans plusieurs collaborations, qui cherchent à cette époque à adapter cette même pièce au cinéma. Celui-ci aura une influence très importante au niveau de ses choix de carrière, il exclamera même de Jeanne Moreau :

      «  C’est la meilleure actrice du monde. »   -Orson Wells

En 1950, on aperçoit pour la première fois Jeanne Moreau au cinéma dans le film Meurtre de Richard Pottier. Au fil des prochaines années, elle enchaîne quelques longs métrages tel que ; Touchez pas au grisbi de Jacques Becker et La reine Margot de Jean Dréville. C’est en 1958, elle choque le public et les critiques encore une fois dans un film de Louis Malle, Les Amants, en incarnant une femme infidèle à son époux. Durant cette même époque, Jeanne interprète le rôle d’Anne Desbarèdes dans un film de Peter Brook, Moderato Cantabile. Sa performance lui vaudra le prix de la meilleure actrice au Festival de cannes.

"L'art de l'acteur doit faire accéder à un stade supérieur de la sensation et ce, en allant parfois au-delà du réalisme jusqu'à l'ascèse."       -Jeanne Moreau

C’est alors en 1962, que la carrière de Jeanne Moreau prend un nouvel envol ; la musique. C’est durant le tournage du film Jules et Jim qu’elle accepte de prêter sa voix à la chanson thème du long métrage, Le tourbillon de la vie. Le succès de la chanson est instantané et elle s’embarque dans une nouvelle carrière, celle de chanteuse. Au fil des prochaines années, elle enchaînera plusieurs albums avec une multitude chansons à succès tel que ; J’ai La Mémoire, La Peau Léon, Quelle Histoire, India Song etc. Cette nouvelle passion durera jusque dans les années quatre-vingt. Encore aujourd’hui, certaines de ses chansons reprises par des artistes comme Vanessa Paradis et Étienne Daho, ce qui démontre qu’elle a su faire sa marque autant dans le monde la musique que dans le monde du cinéma.

Toujours à la demande des meilleurs réalisateurs de l’époque, Jeanne Moreau accepte de donner la réplique à la belle et séduisante Brigitte Bardot en 1965 dans un autre film de Louis Malle, Viva Maria ! Ce film lui vaut le prix BAFTA pour la meilleure actrice étrangère.

Dans les années 70, Jeanne Moreau entreprend une nouvelle étape de sa carrière, celle de la réalisation. Son premier long métrage, en 1976, porte le nom Lumière avec Francine Racette et elle-même. Son second est l’Adolescente en 1979 avec Simone Signoret. Cette étape semble prolongation logique de sa carrière et de sa personne, car Jeanne Moreau est reconnue comme étant une actrice autoritaire, passionné et avec énormément d’intégrité. C’est aussi durant cette période qu’elle décide d’aller vivre en Amérique, à New York pour être plus précise. Aussitôt rendu aux États-Unis, elle fait face à la dure réalité de la censure américaine ; en 1977, Jeanne a tenté de réadapté le livre Solstice de Joyce Carol Oates au cinéma mais sans succès, car contrairement à la mentalité européenne, les américains sont beaucoup plus sensibles face aux sujets tabous tel que l’homosexualité. 

En 1998, Jeanne Moreau reçoit l’un des plus prestigieux hommages de sa carrière de la part de l’industrie du cinéma américain, un oscar pour l’ensemble de sa carrière. Elle devient la première actrice à devenir présidente du Festival de Canne et cela à reprise. Elle fait ses premières apparitions dans les séries télévisées comme Les Misérables et Les Rois Maudits. De plus, on la voit de plus en plus apparaitre dans les productions américaines, canadienne et même québécoise. En 2006, à ma grande surprise, Jeanne Moreau interprète le rôle de Laurence dans une nouvelle adaptation de Roméo et Juliette. A mon avis, ce film n’est pas du tout représentatif du talent de Jeanne Moreau. Elle met aussi sur pied une école d’art dramatique, Les Ateliers d’Anger, qui a pour but aidé la nouvelle génération d’artistes européens.

Au fil de mes recherches sur Jeanne Moreau, j’ai trouvé qu’il était particulièrement difficile de trouver des informations ou des anecdotes sur sa vie personnelle. Contrairement à la majorité des célébrités de son époque et celle d’aujourd’hui, Jeanne Moreau a su préserver cette partie d’elle. En général, nous ne savons que les grandes lignes de sa vie. Cette légende du cinéma, a été mariée à trois reprises ; le premier fut Jean-Louis Richard, leur union n’a duré que deux ans (1949-1951). Richard est le père du seul enfant de Jeanne, Jérôme Duvon. Son second époux est Teodoro Rubanis et tout comme la relation précédente, elle sera de courte durée (1966-1968). Finalement elle tente sa chance au mariage pour une troisième, en 1977  fois avec le réalisateur américain William Friedkin, mais ce mariage ne fera pas long feu et se termina après deux ans de vie commune. Plusieurs rumeurs on circuler aux sujets des amours de Jeanne Moreau, tout particulièrement son aventure avec Tony Richardson, l’époux de célèbre actrice Vanessa Redgrave.


"J'aimerais avoir une maison avec une chambre pour chaque homme que j'ai aimé."   Jeanne Moreau


Pourtant, après tous cette recherche, Jeanne Moreau reste pour moi un mystère, une énigme à percer, car elle sut capter l’attention du public depuis plus de cinquante  ans tous en préservant  une certaine discrétion par rapport à sa vie privé, chose plutôt rare de nos jours. Contrairement à beaucoup d’actrices de sa génération et de son statut, Jeanne Moreau n’a pas vendu son corps ou sa beauté pour atteindre son niveau de succès, mais son talent. La présence que Jeanne Moreau dégage, est celle d’une femme de caractère et d’ambition, caractéristiques qui sont parfois perçues comme étant de l’arrogance. Elle est  pour moi le symbole même du féminisme ; intelligente, éduquée, cultivée, ambitieuse, droite, humble, persévérante et réaliste. Elle a su garder son intégrité envers et contre tous, à une époque où la femme n’était pas considérée comme voix importante dans le monde du show business.

"Je n'ai pas de mémoire, je n'ai que des souvenirs."
Jeanne Moreau



Martine